L’hiver dans toute son humilité

Les champs élimés ont pour ornement
de pauvres gerbiers sans clarté

Les animaux des forêts crient,
chevreuils dans leurs ramures
apeurés par la naissance du jour

Les tourmentes et le froid noir
brûlent les landes dès le soleil évanoui

Le paysage a enfilé une brassière de gel
c’est l’hiver végétal pris au piège
des mottes gluantes humides et odorantes

Autres poèmes

In partus… ou le foetus démodé

Je progressais dans les couloirs des écuries quand un palefrenier nouvellement embauché me dit « Fœtus abscons, remonte le couloir de ta création et imagine une autre issue ». Dépité, je retournai sur mes pas et me retrouvai à l’entrée du gynécée. Les coryphées me hélèrent pour m’expliquer leur non désir de procréation assistée. Je fus mis devant l’évidence de mon sort et me résolus à réfléchir à la situation. Fallait-il s’obstiner à faire acte de présence ? Visiblement, le fœtus était passé de mode…

Poésie-fiction