Et puis quoi encore ?

Ma contribution à l’Atelier du don de mots – Revue Lichen septembre 2018

je voudrais éternellement amarrer ma barque sur une mer de velours bleu
je voudrais jubiler au grand bestiaire et ne jamais me perdre
je voudrais adorner les jurons pour qu’ils crient « liberté »
je voudrais vivre, brodequins lacés, une éternelle saison de fenaison
je voudrais m’amouracher un jour des batraciens de mon poulailler
je voudrais vivre frénétiquement les soirées sous la brise en été
je voudrais raffiner le terreau limicole et qu’il devienne humus odorant
je voudrais m’amarrer à ma rectitude, poétiquement
je voudrais sentir ton appréciation dans le papillonnement de tes paupières
je voudrais toujours lire tes mots sur le torse des statues

mais tous mes vœux seront-ils jamais concordants ?

Parutions dans Lichen

Page Poésie-fiction

N’est pas polyglotte qui veut …

Comme il a raison Jules Laforgue d’insister sur la difficulté d’apprendre les langues étrangères… Pour dépasser notre langue maternelle, « il faut […] vivre parmi des gens qui parlent couramment trois langues ». On le connait bien, et on le déplore aussi, ce manque d’aisance à baragouiner anglais, italien, espagnol, allemand, suédois, chinois ? ! … Même si nous ne sommes pas comme lui lecteur d’une impératrice allemande.

Un handicap dévoilé dans une lettre à un ami…

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