Il y a cinquante ans…

 

La Grande Motte sortait des sables du littoral de la petite Camargue. La petite ville reste un lieu à part sur la côte ingrate du Languedoc. Son architecture et ses aménagements ont vieilli avec élégance. Il fait bon venir y prendre un bain de nostalgie des années 70.

Josef Frank : du Nord au Sud

Josef Frank, architecte autrichien émigré à Stockholm et amoureux de la Drôme, a été l’un des premiers dessinateurs du modernisme suédois. En plus de croquer ses créations, il peignait l’hiver les intérieurs des appartements du quartier de Gärdet à Stockholm ouvrant sur des rues enneigées, et l’été, les paysages ensoleillés de la Drôme provençale. Du Nord au Sud, autant d’atmosphères fidèlement rendues, je peux en témoigner !

Le petit géranium à la recherche d’un rai de lumière devant la fenêtre :
un classique à Stockholm …

Les petites et moyennes villes

Dans peu de temps, le centre de nos petites et moyennes villes sera réduit à sa plus simple expression. Pour la génération née au début du vingt et unième siècle, quel visage auront ces lieux de vie d’ici cinquante ou quatre-vingts ans ?
Les plus curieux de nos enfants, les plus rêveurs ou les plus nostalgiques (s’il en existe encore), pourront visiter les quelques monuments rescapés, peut être rénovés. Certains se lanceront dans l’étude des vestiges d’activités exercées par leurs parents ou grands parents … Alors, devenus parfois donateurs, bienfaiteurs ou infatigables artisans de la rénovation, ils sauveront églises et chapelles, halles, remparts, lavoirs, bassins et fontaines …
En tout cas, c’est ce qu’il faut souhaiter aujourd’hui.

J’ai aimé les petites villes

Courage fuyons !

Depuis que les enfants vont à l’école, combien tristes sont les jours de septembre. Ou d’octobre, mais c’était il y a longtemps. Ce matin, les tout petits sont mis à l’épreuve du groupe. Le cœur tape fort dans leur poitrine, ils serrent la main de papa ou de maman un peu plus que les autres jours. Courage les enfants ! Mais c’est vrai que vous ne savez pas que vos parents sont encore plus tristes que vous…

Un été 2017

Allongés sur les galets, accroupis, agenouillés, visages tournés vers le soleil, sortant de l’eau ou y plongeant pour un baptême involontaire, les corps s’exposent sans pudeur. La sueur et l’eau glissent sur leur peau. Les femmes assises jambes écartées comme pour accoucher, ici plus qu’ailleurs couvent leur enfant. Lui pleure, crie comme au premier instant. Des couples lisent étendus sur les cailloux ou, réunis en groupes, bavardent bruyamment.
C’est en été, à Cadaqués.