Cinq textes, parus dans le n°97 de la revue Comme en Poésie, comme une « Météo intime »…

Brûlante journée / plaquée au vent / et à ses poussières nomades // J’écoute les bruits / que seuls les insectes savent  sauver / et je règle ma respiration à leur rythme // Eté étouffant que j’aime pourtant / l’âme en feu

La fenêtre ouverte / sur un vent de printemps // Des nuages dessinent des masques / sur la terrasse // Seul le vrai soleil d’été / pourrait me parler d’un souvenir / enfoui // Peut être parce que je n’entends / aucun rire / autour

Fleur en train de faner // Sa tige meurt sous le parfum / et je dessine son image // Pétales – un à un – /stries et corolles // Je les touche avec la langue / pour en saisir le goût / les retenir dans cette faim / disant la défloraison // C’était le jeu de l’enfance / quand apprendre la nature / était une fin

Exercices des oiseaux / dans le vert des arbres // Haut ciel balayé / de ce vent fou // Mistral excitant la froideur des rapaces / qui décrivent nos espaces // Jamais le vent / ne me consolera // Il passe / vibrante blessure sur ma peau

A travers les vitres de la voiture / ce paysage d’où les hommes sont absents // – Et les jours se déroulent sans choix – // La vie à toute vitesse / sous la pluie comme sous le soleil // J’avance sur l’asphalte tiède / sans regard autour // Il est trop tard

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