L’ivre de lumières

~ Ma lumière n’est pas la tienne, je la cache au fond de mes yeux
~ Le rai du matin est-il fils d’un rêve ?
~ Si lumière il y a, alors l’obscurité me berce
~ Enfant des lumières ou enfant des sagesses ?
~ Lumignons et lampions accrochés sous mes paupières les soirs de fête
~ Lumière d’un jour, encore faut-il que ce soit le plus beau
~ Je rumine mes pensées et en digère toute la lumière
~ A rêver de lumière, je me sens contemplative
~ Quand sa lumière m’éblouit, mon horizon bascule dans sa boréalité
~ Lumineuse éternité pour l’homme touché par la grâce
~ La lumière est au ciel idéal ce que le bleu est à la mer idéale
~ La mort est un artifice, le seul à jeter des feux déjà éteints
~ Que me sert la lumière quand tout autour je ne vois que tristesse

Paroles du silence

~ Ma mort comme mon existence auront côtoyé mes souffrances
~ Les arbres parlent aux quatre vents. Ils dessinent la voix de l’homme
~ Dans le silence, toutes les couleurs et le blanc du vide
~ Cairn : pierres du silence si recueillies
~ Silence modeste d’un ciel éteint
~ Un monde frileux et attentif d’enfants pieux
~ Dans le balancement des feuillus, les cheveux fougères des anges

Instants

~ Ombres et fumées ? Non, mon image au négatoscope
~ C’est une fin à chaque secousse, soudain je m’abandonne
~ Une ombre sur les murs de la maison, une lueur sur des visages lézardés
~ Miaulements inouïs, les chats du sous-bois sont nos dieux en pleurs
~ Pierres gelées des bergeries, au détour, les habitudes anciennes