Fatras multiples – comme au temps des déguisements – au temps des oreillers qui nous protégeaient. On disait fatras et on aurait voulu que ce soit l’origine de toute chose, le gouffre des sentiments. On était perdus dans un fatras de remugles, avec ces gens, nos gens qui ne comprenaient pas nos fatras à nous, pourtant pas si intimes en définitive, nos élans, nos réflexions, jusqu’à nos gestes d’amour. Oui, ils sont d’amour nos gestes ! Mais avec si peu d’écho, même pas d’acceptation, que du retrait, de la distance, du brouillard, tout un fatras d’ingratitude, tout un amoncellement plat de plantes stériles. Rien de spontané dans ce fatras d’inhumains, gelés, pris dans les glaces de leurs empêchements, dans le fatras de leurs préjugés. A peine s’ils vivent en fin de compte, bloqués, murés, engoncés et finalement amers, étroits et regrettant tout ce qui n’est pas leur fatras de guenilles sentimentales… Non, même pas sentimentales, mais inhumentales. Aujourd’hui, j’ai envie d’inventer un mot : in-hu-men-tal !