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Collection Textiles

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Poésie

Journal d’été

27 juin … le sable humide et le sel des franges d’eau imperturbables, mouvements rituels et rythmés … ils rappellent ces jours d’enfance où la mer était une découverte

29 juin … le pouls des jours ne s’accélère pas, seul le battement des tristesses pèse par instants sur la course des sentiments

17 juillet … été dans l’étau des contraintes, alors distractions futiles, recherches vestimentaires pour combler l’envie de plaire à un seul

4 août … lente percée de lumière après la pluie, la lampe se reflète dos au mur, face contre le miroir intérieur, la journée comme la précédente finira sous une clarté relative

17 août …vol des aiguilles de pin dans le jardin, la terrasse est un avaloir de feuilles sèches et de poussière, déjà en automne

20 août … « une ville devient un univers lorsqu’on aime un seul de ses habitants… » univers lointain et (presque) inacessible, la ville nord

30 août … une lueur, le soleil entre les nuages filtre en dentelles à travers la treille, léger baume du soir

3 septembre … insomnie, chacun est confronté à sa manière à son moi, endormi ou non … pour gagner le sommeil, replonger dans ces pages du journal et lire donne le désir d’écrire

7 septembre … ce mois de rentrée que je ne saurai jamais vivre volontiers … petite mort de la lumière, de la chaleur, de l’insouciance des mois précédents

14 septembre … isolés, physiquement repliés sur nos deux vies … depuis un jour positifs au mal ambiant … comme pour clore l’été

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Poésie

Revue Comme en poésie n° 87

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Ecrits courts Poésie

Revue FPM 24

VILVILLAGE et MELANCOVILLE, deux textes parus dans la revue Festival Permanent des Mots n° 24.

Les textes… à lire

Site de la revue

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Dessin Poésie

De brou et d’encre

Faire parler l’encre et le brou de l’arbre
Tirer la moelle de leur suc liquide
et voir le dessin
glisser au bout des doigts
Ecrire à l’encre sur le front
dans un halo boisé de pigments
jusqu’à ce que d’un geste
naisse la couleur

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Poésie

Nuit d’avril

Je me tenais immobile, observant le rythme des ailes des papillons se reflétant dans la fenêtre. Bientôt, à l’avant de la terrasse, se dessina toute la grandeur de l’heure tardive. Cette vision effaçait tous les problèmes. J’oubliais le hasard des douleurs et la blancheur de mes mains craquelées. Il était tard, la nuit d’avril descendait sur moi, je me blottissais dans la lenteur de l’instant.

Poésie-fiction

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Poésie

Elle sait…

Elle nous épie pour cela
de son doigt pointé tout près
pour nous montrer le couvert essentiel

Elle épie
du regard de ses paupières douces
Et c’est peut être de l’amour en-dessous
cousu entre le ciel qui protège
et la terre qui accueille

Elle sait
qu’on suivra le chemin
la route longue qu’elle a montrée
au premier jour
dans la lumière forte des cris et des douleurs
sous les vents
aux quatre coins et encore ailleurs

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Ecrits courts

Vaguement…

Je sens que je me délite. Je vogue au-dessus des clameurs, des mouvements extérieurs. Je respire difficilement, je caresse ma peau ambrée pour me sentir vivant. Il y a quelques jours encore, j’allais bien. Et depuis cet instant, le flou, le trou, cet abysse où je plonge. Membres sans muscles, tête sans réflexion, poumons sans oxygène. Je ne reconnais plus mon espace vital, les bruits changent autour de moi. La lumière est ocrée, des ombres évoluent dans l’espace clos. Suis-je malade ? Dois-je lutter contre un ennemi ? Il doit être invisible, je ne l’ai pas vu approcher. A moins que je ne sois ce petit poisson qui évolue harmonieusement dans son monde fermé, éclairé jour et nuit par les reflets de l’eau sur son dos et ses écailles savamment disposées. Le débit de l’eau de la fontaine est mon pouls, ma force, les algues furtives sont ma nourriture. Un poisson libre de nager sans entraves, fondu dans son décor.