27 juin … le sable humide et le sel des franges d’eau imperturbables, mouvements rituels et rythmés … ils rappellent ces jours d’enfance où la mer était une découverte

29 juin … le pouls des jours ne s’accélère pas, seul le battement des tristesses pèse par instants sur la course des sentiments

17 juillet … été dans l’étau des contraintes, alors distractions futiles, recherches vestimentaires pour combler l’envie de plaire à un seul

4 août … lente percée de lumière après la pluie, la lampe se reflète dos au mur, face contre le miroir intérieur, la journée comme la précédente finira sous une clarté relative

17 août … vol des aiguilles de pin dans le jardin, la terrasse est un avaloir de feuilles sèches et de poussière, déjà en automne

20 août … « une ville devient un univers lorsqu’on aime un seul de ses habitants… » univers lointain et (presque) inaccessible, la ville nord

30 août … une lueur, le soleil entre les nuages filtre en dentelles à travers la treille, léger baume du soir

3 septembre … insomnie, chacun est confronté à sa manière à son moi, endormi ou non … pour gagner le sommeil, replonger dans ces pages du journal et lire donne le désir d’écrire

7 septembre … ce mois de rentrée que je ne saurai jamais vivre volontiers … petite mort de la lumière, de la chaleur, de l’insouciance des mois précédents

14 septembre … isolés, physiquement repliés sur nos deux vies … depuis un jour positifs au mal ambiant … comme pour clore l’été