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Poésie

Revue Comme en poésie n° 87

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Ecrits courts Poésie

Revue FPM 24

VILVILLAGE et MELANCOVILLE, deux textes parus dans la revue Festival Permanent des Mots n° 24.

Les textes… à lire

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Dessin Poésie

De brou et d’encre

Faire parler l’encre et le brou de l’arbre
Tirer la moelle de leur suc liquide
et voir le dessin
glisser au bout des doigts
Ecrire à l’encre sur le front
dans un halo boisé de pigments
jusqu’à ce que d’un geste
naisse la couleur

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Poésie

Nuit d’avril

Je me tenais immobile, observant le rythme des ailes des papillons se reflétant dans la fenêtre. Bientôt, à l’avant de la terrasse, se dessina toute la grandeur de l’heure tardive. Cette vision effaçait tous les problèmes. J’oubliais le hasard des douleurs et la blancheur de mes mains craquelées. Il était tard, la nuit d’avril descendait sur moi, je me blottissais dans la lenteur de l’instant.

Poésie-fiction

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Poésie

Elle sait…

Elle nous épie pour cela
de son doigt pointé tout près
pour nous montrer le couvert essentiel

Elle épie
du regard de ses paupières douces
Et c’est peut être de l’amour en-dessous
cousu entre le ciel qui protège
et la terre qui accueille

Elle sait
qu’on suivra le chemin
la route longue qu’elle a montrée
au premier jour
dans la lumière forte des cris et des douleurs
sous les vents
aux quatre coins et encore ailleurs

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Ecrits courts

Vaguement…

Je sens que je me délite. Je vogue au-dessus des clameurs, des mouvements extérieurs. Je respire difficilement, je caresse ma peau ambrée pour me sentir vivant. Il y a quelques jours encore, j’allais bien. Et depuis cet instant, le flou, le trou, cet abysse où je plonge. Membres sans muscles, tête sans réflexion, poumons sans oxygène. Je ne reconnais plus mon espace vital, les bruits changent autour de moi. La lumière est ocrée, des ombres évoluent dans l’espace clos. Suis-je malade ? Dois-je lutter contre un ennemi ? Il doit être invisible, je ne l’ai pas vu approcher. A moins que je ne sois ce petit poisson qui évolue harmonieusement dans son monde fermé, éclairé jour et nuit par les reflets de l’eau sur son dos et ses écailles savamment disposées. Le débit de l’eau de la fontaine est mon pouls, ma force, les algues furtives sont ma nourriture. Un poisson libre de nager sans entraves, fondu dans son décor.

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Poésie

Revue ARPA

Cinq de mes textes viennent de paraître dans le numéro 131 !

Des arbres au ciel
Des pleurs sous leurs branches déneigées
et des instantanés de feu
sous les paupières baissées

Les bras refermés
sur toutes les pensées
les premières évasions

Et quelle pudeur dans le silence
quand les arbres au ciel ouvrent la voie tracée

°

J’aurai aboli
le demi-souffle
la demi-peine

Je saurai un jour
refléter les éclats
des gouttes de pluie
pleurer de mes yeux pleurer

Un jour je saurai
rejoindre les lentes espérances
jouer de toutes les peines
marquer mon pas au noir et au blanc des soirs

Mes montagnes seront mes fleuves
glissant sur la peau de l’été

Et un jour oui un jour ! Crier
dans les éclats des gouttes de pluie
qui font pleurer

°

Un élan de soif
Herbes sèches
à l’arrière des murmures

Mes désirs
dans des odeurs râpeuses

Éloignés le désert
et la fontaine cliquetante

Je bois la force à tes lèvres
Goutte à goutte secret

°

J’ai aimé
l’air en était saturé
la lumière chancelante
l’herbe accueillait ma verdeur

Tout était prêt
c’était la fête des infinis

Et j’ai oublié la quête
la recherche du grimoire

Absorbée
sans question ni attente
Révolue

°

Tiens ! C’est l’instant lune
le premier éveil sur la terre encore à dessiner

Un matin au bord du chemin
à cette heure où nous ne savons encore marcher

Tiens ! C’est le premier matin de ce monde
L’instant où tout est à faire

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Poésie

Mouchoirs fripés

Je n’inventerai jamais le soleil levant
la lente apparition qui réchauffe
le dard jaune fiché dans le sommet du pin
le reflet mourant sur la fenêtre
la goutte de lumière entre deux feuilles mortes du vieux chêne
les couleurs éclatées au ciel après la pluie
les éclairs rouges et bleus au coin du toit le soir
Je sais que mes journées avanceront
dans des couleurs de mouchoir fripé
à tâtons à l’ombre des questions