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Humeur Poésie

Rien ne bouge

Il fait soleil – les oiseaux au beau fixe – mais rien ne bouge
Quelques fébriles bruissements – dans ma tête des bruits – des vagues claires et sombres
Aucune odeur – non je ne suis pas malade
Ce n’est pas mal ici le printemps – pas de souci on sera en été – bientôt
Tout ça sera oublié – mais non je ne sens pas le froid – il fait chaud – presque
On dira ça dans quelque temps
Dehors la table blanche – brille au soleil – posée sur les herbes douces

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Enfants Humeur

Zinoé la poupée

Habillée de ses légers chiffons, va-t-elle résister aux assauts du froid aux confins du lac Mälaren et de la Baltique ?

Mais oui, son fichu rayonne du soleil du Sud…

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Humeur Poésie

Des ocres, faire des calories

Il faut allumer la chaleur. Des ocres, des rouges, des ors faire des calories. Les baies accrochées aux branches encore vertes, les piler pour les fondre en liqueur puissante. Le froid s’accroche ? Oui, les vitres montrent leurs perles d’eau et font du jardin un bijou glacé, un gâteau fouetté de décors jaunes bruns. J’ai envie d’accrocher la chaleur d’un poêle virtuel. Des voix venues du nord, ces voix virtuoses de la négation des froids, accompagnent la lente chute des feuilles. Ce n’est pas le vent que j’entends, mais le chuchotement de ces amis lointains qui veulent m’apprendre l’hiver, le froid et les longs mois endormis. Me montrer le don d’un pelotonnement dans la laine douce des feuillages tressés sur le dos des animaux. M’aider à me calfeutrer dans le sommeil des hivers blancs et bleus. Il faut allumer la chaleur, disent les voix. Il n’y a pas d’autre choix. Et le poêle s’allumera, fera don de sa chaleur innée.

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Humeur Poésie

Mélancoville

La ville nous regarde passer dans ses rues, sur ses places. Et le soleil nous guide vers d’autres rues, d’autres places. Le décor se fond devant nos yeux. Les monuments, anciens, déclassés, n’attirent plus nos regards, nous les avons mémorisés, ces bâtiments baroques et froids, connus depuis toujours. On ne regrette pas quand les bus trop hauts les masquent du décor. Nous entendons les passants, touristes, travailleurs, parler et rire, peupler la ville. Les boutiques les prennent, les rendent automatiquement, continuellement.
Alors on va chercher le silence dans les églises. On ne dit pas même une prière, on ne croit pas. Par le vitrail la lumière chauffe notre front que nous gardons tendu vers nos rêves. Quand nous entendons le banc craquer sous le poids de notre repos, on se glisse au dehors. Et ses bruits nous frôlent à nouveau…
Dans la ville trop habitée, nous aimerions pourtant écouter des pas se rapprocher, des amis nous parler.

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Humeur Poésie

Eh, toi !

Eh, toi ! Là-bas, loin
Porté – emporté
Balancé de l’aube au Nord
Jeté à ton hasard
Pourtant ourlé d’embruns de marée
Si marqué
Que ton visage – tes yeux
Je les mire – je les navigue
Toi si loin
Déporté au-delà de mon cœur
Pour un instant – pour toujours
Happé par le vent les brises l’ouragan
Qui mugit dans mes veines
Tes veines à toi
Si transparentes
Et si pleines de mon sang
Eh, toi !

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Humeur Impressions & Souvenirs

Mistr’Arles

 

ARLES un jour de grand MISTRAL. Les platanes se décomposaient en lambeaux sur les trottoirs, le vent courbait chaque passant vers son but. La solution était l’abri dans une enceinte close, au cœur d’un monument. Comme lavé par ces langues tempêtueuses, le décor d’eau, de ciel et de pierre s’est fondu dans un gris pâle. Le temps s’est apaisé et nous a offert une longue respiration.

 

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Humeur Poésie

Herbe bleue et ciel vert

Avant j’allais faire mes prières sur le dos des collines, au long des chemins.

Et il y avait toujours un monument de pierres pour entendre ce que j’avais à dire aux herbes bleues, au ciel vert et au vent fluet.

Oui, il y avait cela.

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Ecrits courts Humeur

Selon mon humeur

L’image est intéressante. Un bout de chemin dans les herbes sèches de l’hiver, prêt à rejoindre le ciel dans une envolée de nuages tourmentés. Tout le midi est là, sa terre de vent, son terroir d’asile de populations venues s’installer à la croisée de ses chemins.

A propos d’un village d’ici…