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Le jardin presque oublié

Dans son jardin près du ruisseau, Monsieur Quatrefeuille vient chaque matin ouvrir la chaine fermant le portail de planches. Monsieur Quatrefeuille est bien vieux déjà, mais à chaque nouvelle saison son jardin verdoie. Viendrait-il ici depuis ce jour de 1779 où le tailleur de pierre a hissé la clé de voûte à l’entrée du petit domaine ? Peut être bien, car Monsieur Quatrefeuille a les joues aussi ridées que les planches de bois gris de son portail…

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Volutes, pavés, treillages…

Dans les murs… et hors les murs… du château
Assis sur un rêve bleu, au repos sur le tapis fleuri, allongé dans l’herbe à l’abri des arcades moussues.

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Festival Permanent des Mots

Quatre textes publiés sur le site Festival Permanent des Mots.
D’autres seront au sommaire du n° de juin 2018 de la Revue papier.

 

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Dessin Poésie

Il fait froid !

Le bloc de glace
éclate le roc de granit.

Ici ta main
est dure
ton pas dense.

Il fait froid
pour longtemps
sur la brique
rouge
et l’herbe
blanche.

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Agapes de chat

A Mariette…

Clapotis alerte de la casserole cuisant le repas.
Chaleur des mets réconfortant mon appétit
de vieux chat à demi endormi.
Clapote le lait de la bouteille à mon verre.
Le chat lape sa ration et me laisse amère.

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Se chercher, se trouver…

… se ranimer, se déclamer, s’étonner, se déjouer, s’inventer, se vouloir, se brancher, se mouvoir, se serrer, se solidifier, se colporter, se gommer, se révéler, s’émouvoir, s’imiter, se lire, se relire, s’allumer, se défaire, se délimiter, se démêler, se jouer, se livrer, se donner, se respirer.

Mais quoi encore ?

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Dessin Poésie

Mes couleurs

mes couleurs - aquarelle - annabelle gral 2017

La rue blanche
Le chemin bleu
Le ciel vert
L’arbre rose
La route jaune
La fleur noire
La maison orange

Un peu de couleur ne peut pas faire de mal !

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Dessin Poésie

La table de famille

La table est mise, assiettes, couteaux, verres étincellent
Les chandeliers se dressent pour éclairer le repas du jour
Le reste de la pièce est noyé d’ombre
La réunion des convives débute autour des mets étalés aux regards envieux
Personnages de cire sous le feu jaune des bougies, les acteurs de cette pièce de famille échangent rictus et phrases courtes
Le bruit des couverts étouffe les voix timides ou aigres-douces
Les mâchoires en mouvement rythment le silence
Le repas se passe à huis-clos
Soudain la jeune fille pose ses couverts, elle n’a rien touché, rien avalé, a simplement ravalé ses larmes
Elle se lève et, le visage déjà dans l’ombre, quitte la table
Les convives mangent, boivent et ruminent toujours sans la suivre même d’un regard
A deux pas de la table de famille, la jeune fille s’efface
Cet instant restera-t-il dans les mémoires