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Poésie

Femmes en danger !

Encore une fois, Mesdames, vous n’allez pas manquer de flatter l’ego de votre Michael, son sourire de façade et son regard flou. La belle affaire, faire vos bagages, boucler vos mallettes, direction la Floride. Je la devine votre méthode : jeter des regards aguicheurs, vous parfumer plus que nécessaire, serrer votre taille dans de splendides robes du soir et plonger dans le grand tourbillon… Ne craignez-vous pas, Mesdames, d’exploser en vol, gâtées par tant de fric ? Et attention de ne pas vous laisser prendre dans les filets de votre grotesque chef. La relève pourrait être difficile devant un ogre sourd à vos plaintes !

Rubrique Poésie-fiction

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Dessin

Envie d’aquarelle

La découverte des aquarelles de Zao Wou-Ki m’a incitée à quelques timides tentatives …

Le site de la Fondation Zao Wou-Ki

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Ecrits courts Poésie

Confession

Jusqu’à quand était-elle restée fidèle ? Sa part de femme normande diablement piquante avait toujours été pour toi une évidence. Dans ce livre, ses déclarations avaient fait un véritable fracas, un retentissement révélateur de son côté « cigale vagabonde ». Au fond, tu savais qu’elle se livrait tout entière, dans un geste de poésie… Mais en fait, rien ne s’accordait dans son histoire puisqu’un jour elle avait choisi de s’assassiner. Alors, tu as cueilli du côté du champs spirituel toutes les fictions qu’elle t’avait offertes. Et maintenant, c’est avec elles que tu vis.

Vers la rubrique Poésie-fiction

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Ecrits courts

Daguerréotype

La photo ancienne que je tiens dans les mains montre la nudité de deux corps athlétiques. Une femme jeune, aux cheveux longs, frisés et bruns. Un homme blond au torse musculeux ne montrant aucune pilosité. Sur ce cliché noir et blanc, le décor est réduit au minium, un tapis ou plus exactement une peau animale et un siège simple d’un style indéfinissable. La femme est debout, une main sur l’épaule de l’homme assis. Le reste du décor est laissé dans l’ombre. Seules deux sources de lumière artificielle sont dirigées sur le torse de l’homme et le ventre légèrement rebondi de la femme. Il est évident que le photographe a voulu célébrer le couple, la complémentarité de ses mérites, force pour l’homme, fécondité pour la femme. J’ai retrouvé cette photo dans un carton de souvenirs ayant appartenu à une grand tante. Elle ne porte malheureusement ni signature d’un atelier photographique ni mention manuscrite au dos comme en montrent la plupart des photos de famille conservées au milieu d’autres souvenirs. Qui peuvent bien être ces deux modèles ? J’ai peut être entre les mains une pièce ayant servi à un artiste. Dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, les peintres avaient pris l’habitude de travailler d’après photographie et non plus avec des modèles vivants. Le grain de la photo imprimée sur papier mettait directement en évidence le relief d’un décor, les volumes du corps, il offrait une reproduction fidèle déjà travaillée. L’exécution de l’œuvre semblant ainsi en être facilitée. Je songe en reposant le cliché que cette évocation va me poursuivre longtemps, longtemps je ne pourrai m’empêcher de rechercher dans les livres, ou les musées pourquoi pas, quel peintre célèbre aura portraituré ce couple insolite qui désormais va reprendre sa place au fond de ce vieux carton.

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Poésie

La couleur du fruit

Le cadeau de ces fruits
que l’on a mangés avec les enfants
quand leurs doigts juteux
gouttaient sur le bord de la table
et que leurs yeux perlaient de simple contentement
C’étaient les enfants de février
joueurs gais gourmands
Leurs rires avaient le goût des fruits offerts
leur souvenir me nourrit

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Poésie

En espace clos

un carré noir sur la page blanche
une rayure sur le cahier
un cube sans couleur
sans profondeur
menottes rondement
appliquées sur les muscles
étirés
le mouvement la marche
bloqués
une vie au ralenti
au bout il faut compter
que rien ne sera libre
empêché de l’intérieur
verrouillé et stupéfait
la vie sera sans espace
les menottes prises
les mains inutiles et
l’esprit
oui l’esprit
un carré noir sur la page blanche
une rayure sur le cahier
un cube sans couleur
sans profondeur
dans ce dessin bleu de nuit
la fin de vie est carcérale

Texte paru dans la revue FPM n° 19

 

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Dessin Poésie

Frida

C’est une fleur plantée dans le front
un pan d’histoire
dans des sourcils de cactus
Vestale du Mexique
longue robe violentée
fresque millénaire dans un jupon
coiffure de guerrier et bijoux balafrés
A Chicago elle peignit
son visage d’histoire amérindienne
son pas claudiquant déposé
devant les temples précolombiens

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Enfants

Dessins d’enfances