Frises, bandeaux et motifs de pavage ; feuilles d’acanthe ou fleurs de lys : des ornements que l’on aime retrouver pour leur simplicité, la douceur de leurs tons, le fondu des huiles estompées par le temps. Comme ici sur un monument gordien.
Frises, bandeaux et motifs de pavage ; feuilles d’acanthe ou fleurs de lys : des ornements que l’on aime retrouver pour leur simplicité, la douceur de leurs tons, le fondu des huiles estompées par le temps. Comme ici sur un monument gordien.
Dans peu de temps, le centre de nos petites et moyennes villes sera réduit à sa plus simple expression. Pour la génération née au début du vingt et unième siècle, quel visage auront ces lieux de vie d’ici cinquante ou quatre-vingts ans ?
Les plus curieux de nos enfants, les plus rêveurs ou les plus nostalgiques (s’il en existe encore), pourront visiter les quelques monuments rescapés, peut être rénovés. Certains se lanceront dans l’étude des vestiges d’activités exercées par leurs parents ou grands parents … Alors, devenus parfois donateurs, bienfaiteurs ou infatigables artisans de la rénovation, ils sauveront églises et chapelles, halles, remparts, lavoirs, bassins et fontaines …
En tout cas, c’est ce qu’il faut souhaiter aujourd’hui.
Laisser l’eau courir à nos pieds, la chaleur nous pénétrer, la lumière nous égayer : un matin sur une plage ensoleillée de la Méditerranée. Et pourquoi pas suivre en marchant ces coquillages qui montrent la voie vers Saint Jacques ? Mais là c’est autre chose…

La rue blanche
Le chemin bleu
Le ciel vert
L’arbre rose
La route jaune
La fleur noire
La maison orange
Flic flac, tip tap, floc floc … Mais que faudrait-il faire pour entendre la pluie tambouriner aux fenêtres, dégouliner des toitures, ruisseler sur les chemins, goutter dans les sous-bois …
Chanter, danser ? En d’autres lieux, des peuples appellent la pluie…
Aller chercher ailleurs d’hypothétiques surprises. Participer au grand ballet des avions autour de la planète, polluer l’espace et imposer sa présence en terre inconnue. Se retrouver sous des latitudes éloignées et effleurer une terre, un ciel, une végétation, une culture différents des nôtres. Pour seulement « apercevoir » des hommes, des femmes, des enfants dans leur environnement ?
Non décidément, nous devons privilégier le voyage de proximité, la découverte des biens que l’histoire a laissés à notre porte. C’est décidé, je prépare une campagne de fouilles dans mon jardin pour le printemps prochain !
Moi je n’aime pas l’automne.
Je n’aime pas voir rougir les feuilles. Je n’aime pas voir venir le froid.
Je n’aime pas sentir mourir les choses.
Et vous ?