L’image est intéressante. Un bout de chemin dans les herbes sèches de l’hiver, prêt à rejoindre le ciel dans une envolée de nuages tourmentés. Tout le midi est là, sa terre de vent, son terroir d’asile de populations venues s’installer à la croisée de ses chemins.
15 avril 1848 Bulletin de la République, texte de George Sand
Citoyens, nous n’avons pu passer du régime de la corruption au régime du droit dans un jour, dans une heure. Une heure d’inspiration et d’héroïsme a suffi au peuple pour consacrer le principe de la vérité, mais dix-huit ans de mensonge opposent au régime de la vérité des obstacles qu’un souffle ne renverse pas ; les élections, si elles ne font pas triompher la vérité sociale, si elles sont l’expression des intérêts d’une caste, arrachée à la confiante loyauté du peuple, les élections, qui devraient être le salut de la République, seront sa perte, il n’en faut pas douter. Il n’y aurait alors qu’une voie de salut pour le peuple qui a fait les barricades, ce serait de manifester une seconde fois sa volonté, et d’ajourner les décisions d’une fausse représentativité nationale.
Source : Correspondance George Sand – Classiques Garnier – Collection dirigée par Georges Lubin
Comme il a raison Jules Laforgue d’insister sur la difficulté d’apprendre les langues étrangères… Pour dépasser notre langue maternelle, « il faut […] vivre parmi des gens qui parlent couramment trois langues ». On le connait bien, et on le déplore aussi, ce manque d’aisance à baragouiner anglais, italien, espagnol, allemand, suédois, chinois ? ! … Même si nous ne sommes pas comme lui lecteur d’une impératrice allemande.