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Poésie

Revue Cabaret

Un poème paru dans la revue Cabaret #35, de septembre 2020… Belles illustrations d’Emmanuelle Rabu et chouet’ édito du directeur de la revue Alain Crozier.

La ville nord…

A travers les ilots de neige
des lacs impulsifs …
Sous les ciels bleus et blancs
venues des terres proches
des pierres rouges
teintées de gouttes blanches
Rochers posés dans des parcs
si rarement en fleurs
Cimetières polychromes
aux voix austères
Le pâle ciel ne vibre
que d’îles de recueillement
à peine troublées
par la dislocation des glaces
Ici j’ignore mes jours
je commence une nuit boréale
A chaque échappée
à chaque élan du sud au nord
Ébauches déçues
réchauffement avorté
près de ceux qui veillent simplement
dans cette vie
ailleurs
cet autrement

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Revue Comme en Poésie

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Dessin Poésie

Poésillusions

 

Un moment privilégié dans ce lieu paisible. C’était du 19 au 30 juin, chapelle Saint André de Sévannes.

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Poésie

Un décor ordinaire

La maison sentait la chaleur
L’été roussi à l’heure de la sieste
Volets fermés sur le ménage du matin
odeur de cire et d’eau de javel
Un après midi d’enfance
dans la maison qui suait
le calme et la pénurie
Une maison simple et banalement droite
comme ses occupants
chaque pièce ouverte sur le couloir
peu de mouvements
Jamais d’intrus jamais d’amis
dans la maison fermée
sur ses sages préoccupations
Elle sentait la chaleur
des étés sans vacances
sans horizons
Une vie ordonnée entre ces murs
pièces sans décors et sans surprises
Quelques livres posés près du poste de télévision
seulement quelques romans pour lire l’été

©Annabelle Gral 2020

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Poésie

Voyage dans la revue « Cabaret »

Très heureuse de voir paraître aujourd’hui un de mes poèmes dans un numéro hors-série de la revue Cabaret.

Aux côtés de 79 autres auteures pour ce « Tour du monde en 80 textes ».

voyage
emportée par le bruit
– ce fracas douloureux de marée –
cherchant un retour
endormie car le parfum d’iode saoule
n’est ce pas
emportée pour arriver au bout des embouchures
et me noyer au port
alors même qu’une amarre enroulée de brume
me retient et me fouille
que le ressac
rappelle ce chant
vieux de longs trajets
d’une rive vers une autre
bercée ici par les vagues enveloppantes
là bas amies
je cherche une fois de plus
à retrouver le goût de sel de mes craquelures

©Annabelle Gral 2018

Lien vers le hors-série

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Humeur

Mots masqués

Parlons du masque, mais rapidement, le sujet est galvaudé ces temps ci. Pensons un instant aux masques dans le théâtre antique. En dissimulant le visage des acteurs, ils leur permettaient d’entrer dans la peau de tous les personnages, de jouer autant le tragique que le comique. Les décideurs du monde actuel, capables de toutes les déclarations, affirmant n’importe quelle vérité et la contredisant le lendemain, sont les acteurs de la tragédie actuelle. Et ils n’ont pas besoin de masques FFP2 dans ce rôle là.

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Ecrits courts Poésie

L’ivre de lumières

~ Ma lumière n’est pas la tienne, je la cache au fond de mes yeux
~ Le rai du matin est-il fils d’un rêve ?
~ Si lumière il y a, alors l’obscurité me berce
~ Enfant des lumières ou enfant des sagesses ?
~ Lumignons et lampions accrochés sous mes paupières les soirs de fête
~ Lumière d’un jour, encore faut-il que ce soit le plus beau
~ Je rumine mes pensées et en digère toute la lumière
~ A rêver de lumière, je me sens contemplative
~ Quand sa lumière m’éblouit, mon horizon bascule dans sa boréalité
~ Lumineuse éternité pour l’homme touché par la grâce
~ La lumière est au ciel idéal ce que le bleu est à la mer idéale
~ La mort est un artifice, le seul à jeter des feux déjà éteints
~ Que me sert la lumière quand tout autour je ne vois que tristesse

 

Vers « Mes petites sentences »

 

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Poésie

Femmes en danger !

Encore une fois, Mesdames, vous n’allez pas manquer de flatter l’ego de votre Michael, son sourire de façade et son regard flou. La belle affaire, faire vos bagages, boucler vos mallettes, direction la Floride. Je la devine votre méthode : jeter des regards aguicheurs, vous parfumer plus que nécessaire, serrer votre taille dans de splendides robes du soir et plonger dans le grand tourbillon… Ne craignez-vous pas, Mesdames, d’exploser en vol, gâtées par tant de fric ? Et attention de ne pas vous laisser prendre dans les filets de votre grotesque chef. La relève pourrait être difficile devant un ogre sourd à vos plaintes !

Rubrique Poésie-fiction