Un jour, dans ma maison
je mettrai, posé sur ses quatre pieds, un fauteuil aux bras forts
je déroulerai un tapis comme une ombre jetée sur le chemin
je dresserai la table chargée de nourritures substantielles
je remplirai les cruches de vin et d’eau fraîche
je trancherai le pain qui aura la couleur et l’odeur des enfants
on fêtera le retour dans la maison
D’origami en écaillures
d’azur
le fleuve scintille
près des perce-pierres
blutés.
Inopiné,
il arraisonne et enrôle
les malouines survivances.
Chut ! Écoutons ses
murmures d’émotion !
C’est l’hiver dans une lumière éclatée sur les champs de neige du Nord. La ville se colore tout doucement, se couvre de glace, de givre pour briller autrement. Lentement les hommes s’y promènent, pantins habillés de laine molle et chaude. Ils iront ainsi, marionnettes patientes, attendant le retour des jours longs.