Un soir dans la maison

Le soir habille la fille filant la laine d’ombre
Dans un amenuisement imperceptible
son esprit tangue

Marcher est un défi
elle faiblit
soupire à la lumière bleue

Dans la maison
-un voile et tant de peines
envies
espoirs
Elle s’affaisse sur l’asthénie
d’un soir

Au-dessous du front lourd
son regard sur l’enfant
-un espace d’amour là autour

Son œil hésitant
entre la fresque dessinée
dans les nuages
et le sol froid de la chambre
-Est-elle forte pour le poids de l’enfant

Des craquelures crissent dans le ciment
son oeil de haut en bas écoute le silence

Et l’enfant dort comme il rêve
enroulé au lendemain

1 réflexion sur « Un soir dans la maison »

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