Cette faiblesse

A ces soirs incertains
dans la pénombre de la chambre
je reconnais l’angoisse
sur mon corps d’enfant malade
poursuivant au dehors
les pas de la mère
en-allée
Mon angoisse muette
et pourtant gonflant et oppressant
mon souffle
de coupable innocente
Mes yeux guettent
le reflet dans la vitre
J’écoute le bruit
des gonds de la porte qui ramènera
la silhouette connue
Et l’attente palpite et s’essouffle
Rien ni personne
pour me faire avouer
cette faiblesse cette blessure
première
imprégnée
et déjà définitive

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