Hector BianciottiComme la trace de l’oiseau dans l’air (1999)

« Était-il vieux, ce jour des au revoir, lorsque je quittai le pays, jadis, certain que ce serait pour toujours, ne l’avouant pas. Pour la première fois, devant l’un de ses enfants, elle avait éclaté en sanglots. J’étais revenu sur mes pas et, aussi pour la première fois, je l’avais serrée contre moi.

« La vérité est une étrangère en ce monde et toute cohabitation à long terme avec elle se révèle impossible. Seul ce que l’on ressent dans l’instant et sans interprétation est, en soi, incontestable.

« Plus les jours glissent, plus on découvre, si l’on regarde en arrière, les envoyés de la providence qui tour à tour nous ont montré la route à suivre, et cela en ignorant qu’ils étaient les guides appelés à pointer l’index en guise de signal. Parfois, ils étaient nos ennemis, ou nous les leurs.

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